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"J'ai tout essayé..."

14/07/2019

"J'ai tout essayé..."

Pourquoi? Certains y arrivent du jour au lendemain, d'autres, au terme d'un long processus. Certains n'y arrivent pas. Pourquoi? Le processus de la guérison garde une grande part de mystère. Au fil des ans, j'ai accompagné des centaines de personnes en soins énergétiques et en massothérapie. Si je ne peux toujours pas répondre à la question "Pourquoi", cette expérience m'a tout de même permis d'identifier de nombreux obstacles à la guérison.

 

Guérir? oui!!! Changer?...euuhhhh

 

La volonté de guérir ne peut jamais être remise en cause. Sauf que guérir est un processus de transformation. Un changement. En profondeur... Trop souvent, nous voudrions que ça se passe à nos conditions. Ou nous nous arrêtons dès le premier obstacle, le premier inconfort, le premier défi.

 

Voici un cas classique: douleur articulatoire, handicapante, qui dure depuis des mois. Visites répétées chez le physiothérapeute. La situation ne s'améliore pas vraiment.

"Faites-vous vos exercices?", demande le physio...

-Pas vraiment!

 

Tous les thérapeutes pourront témoigner de ce manque d'engagement de certains clients dans leur processus de guérison. Nous avons appris à compter sur le médicament qui va nous soulager sans que nous ayons à faire quoi que ce soit. Et si le médicament ne fonctionne pas, nous nous tournons vers les approches complémentaires avec cette même attitude: "le thérapeute va faire sa job et j'irai mieux."

 

Eh bien non! Ça ne fonctionne malheureusement pas comme ça! Dans son livre "Revivre", le psychanalyste Guy Corneau explique: " Il n'y a pas de guérison en tant que telle; tout est autoguérison. Les médecins et les médicaments, les thérapeutes et leurs techniques, les suppléments alimentaires et vitaminiques, tout cela a pour véritable effet de stimuler nos propres mécanismes de survie, ceux qui sont intérieurs à chaque cellule et qui font partie du patrimoine organique de l'être. (...) Voilà pourquoi il ne saurait y avoir de formule magique émanant de l'extérieur. Une fois que l'on a mis en place le cadre guérisseur qui nous convient, il faut par la suite compter sur ses propres ressources, cultiver ses états intimes, activer le plus de joie possible et faire confiance à la vie. Nous cherchons à l'extérieur le coup de baguette magique. Mais il vient de l'intérieur. La maladie sert justement à éveiller le magicien de la vie dont les ressources dorment, négligées."

 

Trop en faire

 

Certains ont bien compris que leur santé était entre leurs mains. Leur guérison l'est donc tout autant. Face à une maladie, ils vont tout mettre en oeuvre pour guérir. Surtout si le diagnostic vient avec le mot "incurable". "Je vais y arriver!!!" Cure de jus vert, musique vibratoire, acupuncture, Reiki, méditation, visualisation, affirmation, yoga...les temps libres sont ensuite occupés à lire un livre après l'autre sur les chakras, l'ayurveda et l'expérience de ceux qui ont réussi à se guérir. Ils sont dans l'action. Ils travaillent à leur guérison. Sans relâche, du matin jusqu'au soir, sept jours sur sept. Mais dans les livres qu'ils ont lu, ils ont peut-être négliger les passages les plus importants... vous savez, cette petite phrase, ce commentaire qui revient tout le temps...sur le lâcher prise? Aaaaaahhhh.... Vous voyez où je veux en venir?

 

Et si nous ne faisions que reproduire une attitude, un comportement qui nous a stressé et rendu malade? Et si notre perfectionnisme dans la volonté de nous guérir était lui-même un obstacle à notre guérison? Source ensuite de culpabilité? Et si la clé était dans les bons moments passés en famille? Dans le délicieux repas composé d'aliments qu'on s'interdit habituellement, savourés dans les rires et la bonne humeur? Dans la soirée devant un vieux film de Louis de Funès? Dans une marche en forêt?

 

Trouver le(s) bon(s) thérapeute(s)

 

Notre quête effrénée du remède miracle peut nous pousser dans un magasinage souvent coûteux du bon thérapeute. Nous essayons, en série, des approches, des techniques, des produits différents, convaincu, chaque fois, d'avoir trouver le bon. Jusqu'à ce qu'une annonce ou une recommandation d'un ami nous pousse dans une nouvelle direction. Le problème, ici, est que nous ne découvrirons jamais le plein potentiel d'une approche. Ce n'est pas en un soin de Reiki ou deux, en une semaine de consommation d'aliments crus, en une seule séance de yoga qu'on pourra évaluer le mérite d'une approche ou d'une autre. Il est d'ailleurs fort possible que nous abandonnions une approche au premier inconfort ou à la première résistance, donc au moment où le travail commençait vraiment. La première fois, WOW!!! J'ai trouvé! Deuxième soin: il n'y a plus de wow, difficulté à se détendre, inconforts, émotions... "Tiens, je vais essayer tel autre thérapeute, telle autre approche..."

 

Cette attitude nous rend par ailleurs très vulnérable face aux marchands de potions ou de formules magiques, face à des thérapeutes ou des groupes qui nous prendrons en charge et qui, peu à peu, nous ferons perdre notre autonomie et notre pouvoir de décider par nous-mêmes. Ils ont des réponses. Ils ont des recettes. Ils sont remplis de bonnes intentions. C'est vraiment tentant!!!

 

Je cite, à nouveau, Guy Corneau: "La recherche frénétique de formules magiques, de potions remarquables ou de guérisseurs exceptionnels peut s'avérer vaine et décevante elle aussi, et vous faire perdre un temps précieux. Débutez plutôt par ce qui est à votre portée. S'il y a un acupuncteur au coin de votre rue, commencez par lui. Soyez toutefois attentif à vos réactions. Puis continuez votre route en gardant l'oreille ouverte aux pistes que l'on vous propose. L'important est de se mettre en chemin et de s'ouvrir. La maladie vient toujours d'un état de fermeture. Il ne peut en être autrement. À partir du moment où vous vous ouvrez, la guérison commence. Et, je le répète, elle viendra de vous, de votre intérieur."

 

Pour ma part, je recommande à mes clients de s'entourer d'une équipe restreinte mais qui les accompagnera à long terme: médecin et acupuncteur, par exemple; psychologue, thérapeute en soins énergétiques et naturopathe; physiothérapeute et massothérapeute; coaching et yoga. En faire moins mais bien le faire. Se donner du temps. Être à l'aise avec les thérapeutes qu'on choisit pour nous accompagner. Avec le temps, on peut s'ajuster. Augmenter ou réduire la fréquence des soins, incorporer une autre approche, laisser tomber celle qui semble avoir atteint sa limite.

 

Le piège de la pensée positive

 

Une amie a lu dans un livre que pour attirer l'homme de sa vie, elle devait apprendre à s'aimer elle-même. Le livre donnait des exemples d'amour de soi: regarder les couchers de soleil, prendre des bains avec des chandelles. Mon amie, exaspérée, m'a dit un jour: "Ben là! Ça fait deux mois que je prends des bains avec des chandelles et que je regarde des couchers de soleil et je n'ai toujours rencontré personne!!!!"

 

Je crois profondément au pouvoir de la pensée. Je crois profondément que mes croyances créent ma réalité. Le problème est que nous faisons trop souvent l'erreur de masquer nos émotions et nos croyances profondes par des apparences de positivisme, nous refoulons la colère et la tristesse plutôt que de les exprimer. Nous vivons dans le mensonge des bains de mousse à la chandelle plutôt que de véritablement nous questionner sur notre profonde dévalorisation.

 

Dans le processus de guérison, nous allons reproduire cette erreur. J'ai lu un livre dans lequel un homme, en phase terminale, avait guéri d'un cancer en se levant avant l'aube pour écouter les oiseaux. Donc, se lever avant l'aube pour écouter les oiseaux pourrait aussi me guérir et c'est ce que je vais faire! Nooooonnnn!!! L'essentiel est dans le véritable lâcher prise dont il a fait preuve en acceptant sa mort avec sérénité. On ne peut pas mimer le lâcher prise par des gestes. On ne peut pas imiter le pardon. On ne peut pas simuler l'acceptation dans nos actions. On ne peut pas ensevelir nos douleurs sous des apparences de positivisme. Mieux vaut apprendre à être profondément honnête avec nous-mêmes!

 

Le processus intérieur

 

La guérison est un voyage intérieur. Les thérapeutes nous accompagnent, marchent à nos côtés, éclairent le sentier, tendent la main. Mais ils ne peuvent pas faire cette route à notre place. Cette route peut sembler ardue et pénible au début, mais la libération vaut la peine. Le processus est graduel. On enlève une couche pour passer à la suivante.

 

Revisiter notre vie, nos traumatismes, nos douleurs commencent généralement par identifier les événements ou les personnes qui nous ont fait du tort. Je suis ainsi parce que j'ai été élevé par un père violent ou par une mère dépressive. Je suis ainsi parce que tout le monde riait de moi à l'école, parce que mon mari m'a quittée pour ma meilleure amie, parce qu'une blessure m'a fait abandonné mes rêves dans le sport professionnel.

 

L'étape suivante est un point de résistance majeur dans le processus. Le regard vers l'extérieur doit se tourner vers l'intérieur. Quel a été mon rôle dans tous ces événements? Ai-je fait du tort à quelqu'un? Dois-je me nourrir du ressentiment pour me venger? Dois-je contrôler les autres ou les rejeter pour m'éviter de nouvelles souffrances? Suis-je dépendant de mon statut de victime en raison des avantages que ça me procure? (Ben non!!! ) Y a-t-il une part de moi qui refuse de guérir? (On prend le temps de réfléchir...) Suis-je accro à la misère parce que j'ai peur de sortir de ma zone de confort? Ces questions nous permettent de sortir du scénario de ce qui nous est arrivé pour découvrir nos propres mécanismes internes, nos résistances, nos peurs et ainsi identifié ce qui doit être libéré, pardonné, transformé.

 

Guérir est synonyme de prendre la responsabilité de notre vie. Non pas pour nous culpabiliser de ce qui nous arrive. L'objectif est de s'ouvrir à notre pouvoir de création et de transformation. De découvrir notre part de divinité. De l'accepter. Ce faisant, nous pouvons véritablement lâcher prise dans un état de confiance absolu. Nous nous abandonnons au courant en sachant que l'erreur n'existe pas. Nous disons oui à la vie plutôt que de rejeter la maladie et la mort. Le miracle se produit quand nous cessons de le désirer!

 

Vous souhaitez lire plus sur le sujet? Dans mes suggestions de lecture, vous trouverez deux livres d'intérêt.

 

Revivre de Guy Corneau

Rémission radicale de Kelly A. Turner

Maux de dos chroniques: un regard neuf

13/11/2018

Maux de dos chroniques: un regard neuf

Pour le docteur Siegel, tout a commencé il y a 30 ans, lorsqu'il s'est lui-même retrouvé cloué au lit en raison d'une hernie discale. L'immobilité était prescrite à l'époque, en espérant une guérison, sinon c'était l'opération, avec des résultats pour le moins incertains. Juste avant d'être opéré, il a fait une rencontre déterminante. Il a tenté une approche qui l'a remis sur pied et convaincu de l'importance des facteurs psychologiques dans la douleur chronique. Pas seulement pour les maux de dos mais pour l'ensemble des douleurs chroniques.

 

Il n'est pas question, par contre, de nier les problèmes physiques. L'hernie discale est bien réelle. La douleur est réelle! L'idée est de regarder les aspects psychologiques, le stress qui peut contribuer à l'augmentation de la douleur et qui peut, parfois, en être la cause. Le regard se détourne alors des structures osseuses pour regarder du côté des muscles. Des muscles tendus peuvent être douloureux, ils peuvent appuyer sur des nerfs. Une tension chronique des muscles du dos peut créer toutes sortes de symptômes jusque dans les jambes et les pieds.

 

Cette compréhension change la façon d'aborder le problème. Plutôt que de se demander comment résoudre le problème identifié sur une radiographie, le défi devient d'identifier l'état psychologique qui nourrit le problème. Le Dr Siegel note que les gens qui souffrent de douleur chronique rapporte souvent une fluctuation dans les symptômes. Ils empirent, ils s'améliorent. Le facteur stress est souvent déterminant. Et lorsqu'un stress empire les symptômes, la douleur provoque une montée de stress qui, à son tour, augmente la douleur. C'est un cercle vicieux dont il faut se sortir.

 

Au-delà de l'imagerie médicale

 

Nous avons le privilège d'avoir accès à l'imagerie médicale pour identifier la source d'un problème, d'une douleur. Dans le cas du dos, elle permettra de percevoir une anormalité dans la colonne vertébrale. Cette anormalité sera identifiée comme la source de la douleur. C'est l'approche habituelle.  Mais si on allait voir la colonne vertébrale de tous ceux qui ne souffrent pas de maux de dos? Études après études, on a pu constaté que ces anormalités sont présentes aussi chez les gens "sans douleur".

 

Dans une de ces études, les chercheurs ont choisi 99 participants qui n'avaient jamais eu mal au dos pour plus de 48 heures de suite. Ils sont rares...ils représentent environ 20% de la population. Les chercheurs ont trouvé que les deux tiers de ces participants avaient des disques bombés ou des hernies discales. Plus du tiers avait au moins deux disques affectés. Le docteur Siegel conclut que les anormalités identifiées comme la cause de la douleur ne sont peut-être pas des anormalités, après tout, seulement des modifications courantes et normales.  Il y a ensuite ces millions de personnes qui souffrent de maux de dos chez qui on ne trouve aucune anormalité. Il y a ceux qui ont été opérés, tout a été remis en place d'un point de vue structurel, mais la douleur persiste. Que dire enfin de cette époque, avant l'imagerie médicale, où on effectuait des chirurgies exploratoires? Souvent les chirurgiens ne trouvaient rien d'anormal. Pourtant, cette chirurgie exploratoire soignait environ la moitié de ces personnes souffrant de maux de dos chroniques, qui ne présentaient aucune anormalité.

 

Tout cela démontre, selon le docteur Siegel, que les anormalités dans la colonne vertébrale et la douleur, ne sont pas nécessairement liées dans une relation de cause à effet. Et c'est ici qu'il suggère la piste psychophysiologique, après une soigneuse investigation pour s'assurer qu'il n'y a pas de problème de santé derrière la douleur. Dans le cas de dommages physiques, la douleur sera persistante. Une douleur qui va et qui vient selon des cycles de quelques jours, semaines ou mois, est un indice certain, selon Ronald Siegel, qu'on est face à un désordre psychophysiologique. Quel est l'état d'esprit, l'attitude, le stress qui contribue à maintenir cette douleur?

 

Quoi faire?

 

La première étape selon le docteur Siegel est de transformer nos croyances au sujet du problème. Si je suis convaincue d'avoir un problème vertébral, je suis convaincue de la faiblesse de ma colonne. Je sors pour pelleter et je me convaincs que j'en ai trop fait, que je vais le payer. La moindre douleur alimente un stress: "je savais que je n'aurais pas dû". Et me voilà à nouveau dans le cercle vicieux. J'avance dans la vie convaincue que je dois faire attention à mon dos. Je vais restreindre mes activités, abandonnant parfois ce qui me plaisait et m'aidait justement à me détendre. Avec le temps, il y a perte de force, de flexibilité et d'endurance ce qui rend les muscles encore plus vulnérables. Pour éviter le cercle vicieux illustré ci-haut, il est important, tout d'abord, d'en prendre conscience. Une mauvaise nouvelle = tension = douleur = colère face au retour de la douleur = plus de douleur. Ensuite on peut agir pour briser le cycle: confronter ses peurs, ses émotions, ses croyances et...rester actif! Le docteur Siegel résume le processus en trois étapes:   

 

  1. Une évaluation médicale pour s'assurer qu'il n'y a pas un problème nécessitant un traitement.
  2. Le changement de perspective pour modifier notre comportement face au problème.
  3. Retour à la vie normale

2.     

3.  Cette dernière étape est celle où on abandonne graduellement les restrictions. Ce peut être angoissant. Le docteur Siegel recommande des pratiques comme la pleine conscience qui permet d'observer et de laisser aller les sensations négatives plutôt que de les retenir. Accepter les douleurs est une première étape. Travailler avec ces douleurs est un premier pas vers la libération. Il note que presque tout le monde expérimentera une augmentation des inconforts au départ. Recommencer à bouger comme on ne l'a pas fait depuis longtemps cause de la douleur.

 

Est-ce efficace pour tous?

 

Ronald Siegel note que la plupart des gens qui cheminent sur cette route  vont se sortir de la douleur. Pour ceux qui n'y arriveront pas, il y a souvent une résistance, une incapacité à changer leur façon de penser. Ces personnes sont convaincues que le corps est une machine et que leur problème est structurel. Ils excluent la possibilité que leur esprit puisse avoir un rôle à jouer dans la cause du problème, donc dans la solution.

 

Un autre groupe où le psychologue a noté une difficulté à se sortir de la douleur chronique, est celui des personnes qui ont eu une enfance particulièrement difficile (violence physique, agression sexuelle, drogue, alcool). Lorsqu'il y a addition de graves traumatismes, il est plus difficile de faire confiance à la vie, de croire qu'on est en sécurité et que tout peut aller pour le mieux.

 

Quand le corps a des problèmes de fonctionnement, on peut réagir de deux façons:

 

  1. Ce n'est rien. Je vais être correcte.
  2. Oh mon Dieu, qu'est-ce que j'ai? C'est sûrement grave.

 

Ceux qui ont connu une enfance difficile seront souvent dans la deuxième catégorie, ce qui est un obstacle de plus à surmonter pour se libérer du cycle de la douleur.

 

Un pas à la fois

 

Ronald Siegel raconte l'histoire de deux de ses patients qui ont été handicapés par la douleur durant une quarantaine d'années. Tous les deux ont entrepris de comprendre et de changer leur comportement face à la douleur, ils ont confronté leurs peurs et leurs émotions à ce sujet pour finalement recommencer à jouer au tennis. L'un était dans la soixantaine, l'autre était septuagénaire.

 

Les résultats sont parfois remarquables mais je serais personnellement tentée de recommander la patience et la prudence. Ce dont il parle est un processus. Il y a des prises de conscience, une acceptation, une adaptation, une transformation. Les comportements, les peurs, les tensions sont là depuis parfois très longtemps. Pourquoi ne pas se donner le temps de découvrir ce que le corps a à nous dire. Comment les tensions augmentent-elles la douleur? Comment la détente, la méditation, le massage, les soins énergétiques arrivent-ils à la soulager? Quelles sont les attitudes, les émotions dominantes dans ma vie? La colère? La peur? Divers processus de cheminement psychologique peuvent nous accompagner sur cette route. Pour ma part, mon outil préféré est la technique de libération émotionnelle EFT qui utilise les méridiens pour se libérer de charges émotives.

 

Notre corps a une histoire unique et notre chemin de libération est tout aussi unique. C'est à chacun d'entre nous de choisir notre cheminement et les approches à privilégier. Il faut se faire confiance, dans notre capacité à redécouvrir notre corps et son langage, dans nos choix d'approches thérapeutiques, dans le pouvoir que nous avons de modifier nos modes de pensée et notre relation à la douleur pour éventuellement s'en libérer. Bonne route!

 

 

 

 

Reiki et Alzheimer

17/09/2018

Reiki et Alzheimer

La maladie d'Alzheimer est caractérisée par des problèmes de mémoire et de comportement qui, à mesure que la maladie progresse, rendent la personne inapte à prendre soin d'elle-même jusqu'à ce qu'elle perde, finalement, ses capacités motrices. La mort est la seule issue alors qu'on ne connaît toujours pas la cause de cette maladie et qu'aucun traitement n'existe, sauf certains médicaments qui peuvent ralentir sa progression pendant un certain temps. La tâche est lourde pour les proches aidants. Selon un rapport de l'Institut canadien sur la santé, près de la moitié des aidants naturels qui accompagnent un proche atteint de démence, vivent eux-mêmes de la détresse. Plusieurs études ont par ailleurs démontré que les problèmes comportementaux sont souvent plus en cause dans cette détresse que le déclin des facultés cognitives.

 

Des études encourageantes

 

Différentes études suggèrent qu'il pourrait être possible d'avoir un impact notable sur la qualité de vie des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer grâce aux approches énergétiques. Dans l'une d'elles, publiée en 2006 (1), 12 personnes atteintes d'un déficit cognitif léger ou dans les premières phases de la maladie d'Alzheimer, ont reçu des soins de Reiki à raison de 30 minutes par semaine, durant quatre semaines. Les 12 autres participants n'ont reçu aucuns soins énergétiques. Les deux groupes ont été comparés avant et après. Pour ceux qui ont reçu des soins Reiki, on a noté une amélioration significative de leurs habiletés mentales, de leur mémoire et de leurs problèmes de comportement.

 

Une autre étude a été réalisée avec le toucher thérapeutique (2). Elle rapporte aussi une diminution des problèmes comportementaux. Une autre publiée en 2013 (3), a été effectuée en combinant le Healing touch et l'approche BTC (body talk cortices). Les participants ont reçu une séance de soins énergétiques par semaine alors qu'ils devaient eux-mêmes effectuer les manoeuvres du BTC sur eux-mêmes, sur une base quotidienne, durant 6 mois. Dans ce cas-ci, on a même noté une amélioration des capacités cognitives. En utilisant l'évaluation cognitive MOCA (Montreal cognitive assessment), l'amélioration moyenne des personnes qui ont reçu des soins a été de 2,58 points alors que dans le groupe contrôle, un déclin moyen de 0,89 points a été mesuré.

 

Ces résultats sont préliminaires. Le nombre de participants est faible. Mais la tendance notée encourage les chercheurs à conclure qu'il faudrait pousser ces recherches. Ils notent plusieurs avantages aux approches comme le Reiki à savoir qu'elles sont non-invasives, qu'elles ne  nuisent pas à d'autres formes de traitements comme les médicaments et surtout qu'elles peuvent être exécutées par les proches aidants eux-mêmes.

 

Un outil pour les proches aidants

 

Le travail énergétique est plus accessible que jamais. C'est un processus simple et naturel. J'enseigne des approches de base (4) qui peuvent venir en aide aux proches aidants et je vois les résultats. L'énergie est un outil pour prendre soin d'eux-mêmes mais il devient aussi un outil dans l'accompagnement de la personne atteinte de la maladie d'Alzheimer. Un proche aidant se retrouve mieux équipé pour faire face à l'agitation. Un autre rapporte un meilleur sommeil (moins d'errance nocturne). Le sentiment d'impuissance est présent chez la plupart des proches aidants. Avec un apprentissage en soins énergétiques, ils ont l'impression de pouvoir faire une différence dans la vie de leur proche et dans leur propre vie. En soi, c'est déjà un gain important!

 

1)  Crawford SE, Leaver VW, Mohaney SD, Using Reiki to decrease memory and behavior problem in mild cognitive impairment and mild Alzheimer's disease, The Journal of Alternative and complementary medicine, 2006

 

2)  Jain S, Mills PJ, Biofield therapies: Helpful or full of hype? A best evidence synthesis, International journal of behavioral medicine, 2010

 

3) Lu DF et AL, Slowing progression of early stages of AD with alternative therapies: a feasibility study, Geriatric nursing, 2013

 

4) http://www.lilianeroy.com/#Formation.J

 

 

 

Tous droits réservés Liliane Roy 2018

Le Reiki à l'hôpital

30/12/2017

Le Reiki à l'hôpital

 

Que de chemin parcouru! Les approches énergétiques longtemps associées à l'ésotérisme se retrouvent aujourd'hui à la nouvelle frontière des avancées scientifiques. Et ce progrès est particulièrement notable dans les hôpitaux aux États-Unis. En 2007, 15% des hôpitaux (plus de 800) y offraient du Reiki dans leurs services réguliers.


Cet intérêt pour le Reiki s'explique de plusieurs façons. Il y a d'abord l'aspect thérapeutique: de nombreux médecins et infirmières sont suffisamment convaincus de ses bienfaits pour avoir reçu une formation en Reiki et en offrir eux-mêmes à leurs patients.


Les hôpitaux sont par ailleurs face au défi de toujours faire mieux pour leurs patients dans un contexte de restrictions budgétaires. Le Reiki permet d'offrir une aide aux patients sans devoir investir un sou, sinon pour l'aménagement d'une salle, dans certains hôpitaux. Les soins offerts le sont souvent sur une base bénévole ou financés par des fondations.


Et enfin, le monde médical reconnaît qu'une grande partie de la clientèle se tourne de toute façon vers les médecines douces. Une étude qui remonte à 2007 révèle que l'année précédente, aux États-Unis, 1,2 million d'adultes et 161,000 enfants avaient reçus des soins énergétiques comme le Reiki. Offrir ces services en milieu hospitalier permet d'avoir un certain contrôle et d'éviter que les patients se retrouvent entre les mains de personnes mal outillées ou de charlatans qui pourraient faire plus de tort que de bien.


L'expérience américaine


Le Reiki a d'abord et surtout fait son nid dans les soins aux personnes atteintes de cancer. Les trois hôpitaux américains les plus réputés en oncologie offrent du Reiki à leurs patients.


  • MD Anderson Cancer Center au Texas
  • Memorial Sloan Kettering Cancer Center, New-York
  • Mayo Clinic, Minnesota

 

 

Le Reiki est aussi un service offert dans de nombreux départements de chirurgie. Au Portsmouth Regional Hospital, au New Hampshire, la directrice-adjointe des services de chirurgie, une infirmière qui est aussi maître Reiki a eu l'appui de ses patrons, en 1997, pour introduire le Reiki dans l'offre de services aux patients. Elle a formé une vingtaine de ses collègues pour offrir du Reiki aux patients qui le désiraient, lors de leur admission, le matin de l'intervention, puis une autre session de 15 à 20 minutes avant d'entrer dans la salle d'opération et parfois même durant l'intervention. En 2008, 8000 sessions de Reiki avaient été données et d'autres départements de l'hôpital ont demandé à tenter l'expérience.


Au California Pacific Medical Center, ce sont des médecins qui ont ouvert la voie au Reiki, un pédiatre et un spécialiste en médecine interne. Au Michigan, le docteur Nancy Eos a incorporé le Reiki dans ses procédures normales à l'urgence. Dans son livre Reiki and Medicine, elle raconte comment le Reiki l'appuie dans le traitement de traumatismes, de crises cardiaques, de problèmes respiratoires, etc. Au Foote hospital où elle travaille, au moins 5 autres médecins font du Reiki ainsi que plusieurs infirmières.

Ce ne sont là que quelques exemples.

 

Sur le site www.centerforreikiresearch.org, on trouve la description des programmes de Reiki mis sur pied dans plus de 76 hôpitaux américains.

 

En Europe


Le Reiki est également offert dans de nombreux hôpitaux en Europe. En Espagne, par exemple, des bénévoles offrent du Reiki au département d'oncologie à l'hôpital Clinic ainsi qu'à la maternité et en pédiatrie à l'hôpital Vall d'Hebron.


Au Portugal, l'hôpital Sao Joao a ouvert la voie en offrant du Reiki et en effectuant une vaste étude sur l'efficacité du Reiki pour améliorer le bien-être des patients. Les résultats positifs ont fait l'objet d'un reportage télévisé. À l'hôpital Cova Da Beira, le Reiki est tellement populaire auprès des patients qu'il y a une liste d'attente d'environ trois mois.


En Grande-Bretagne, une fondation a été mise sur pied par une spécialiste des soins énergétiques dont le fils est mort de leucémie, The Sam Buxton Sunflower Healing Trust. L'argent qu'elle récolte permet de créer des postes rémunérés dans les hôpitaux, pour des praticiens en soins énergétiques. En Grande- Bretagne, les approches énergétiques ont obtenu une reconnaissance officielle du gouvernement au même titre que l'aromathérapie, la réflexologie et la massothérapie. Une formation a été mise sur pied pour les énergéticiens qui souhaitent travailler un milieu hospitalier.


Au Québec


Au Canada, on répertorie quelques initiatives pour intégrer le Reiki dans les hôpitaux, surtout dans les provinces de l'ouest et en Ontario. Mais au Québec, tout le travail reste à faire. Un article publié dans La Presse en 2012, donne le ton. Il était intitulé: "La magie des gourous à l'hôpital". Première phrase du texte: «Il nous arrive de devoir chasser des personnes des chambres d'hôpital, parce qu'elles essaient d'endoctriner les malades». S'en suit une longue liste de cas de médecins semoncés pour leur travail dans un centre de désintoxication lié à l'Église de scientologie, d'un médecin et d'une infirmière qui dissuadaient les cancéreux de tenter la chimiothérapie, d'une infirmière radiée qui reçoit des enseignements par canalisation, le tout couronné d'une évaluation psychologique des "guérisseurs": idéalistes ou narcissiques? «la soif de pouvoir peut être en cause (...) Il y a des gens qui ont eu envie de soigner parce qu'ils aiment contrôler les autres». Bref, on comprend que le Reiki est ici perçu comme une pseudo-science associée aux sectes, à l'endoctrinement et aux gourous.


C'est la massothérapie qui est en pleine progression en ce moment dans les hôpitaux au Québec. La porte a été ouverte par un programme de Leucan pour masser les enfants atteints de cancer et leur famille.  Des services de massothérapie pour les adultes sont maintenant offerts en oncologie, dans certains hôpitaux québécois, grâce à la Fondation québécoise du cancer. Les massothérapeutes doivent avoir fait une spécialisation pour offrir ces soins. J'ai personnellement complété cette formation mais il n'était pas question d'intégrer les soins énergétiques dans mon travail. On m'a expliqué que des thérapeutes, les yeux fermés, qui passent leurs mains au dessus d'un patient, ça ne passe pas vraiment en milieu hospitalier.


Vers une médecine intégrative


Je crois fermement que l'avenir est du côté de la médecine intégrative. Sur ce terrain, le corps médical et les praticiens de diverses approches de médecines douces travaillent ensemble pour le mieux être du patient. En ce moment, on assiste trop souvent à une guerre de tranchée, à un dialogue de sourd entre deux camps convaincus que l'autre est dans l'erreur. Le grand perdant est alors le patient. Il se sent coupable d'admettre à son naturopathe qu'il a commencé à prendre les médicaments prescrits par le médecin. Il cache au médecin le fait qu'il reçoit des soins énergétiques.


Nous sommes nombreux, en médecine douce, à souhaiter voir le jour où notre travail sera enfin reconnu par l'establishment médical, sans réaliser que, sur ce chemin, nous avons une grande part de responsabilité pour bâtir notre crédibilité. Plusieurs d'entre nous avancent en dénigrant les médecins et les compagnies pharmaceutiques et espèrent, en retour, être acceptés dans l'intégralité de leurs croyances et de leurs approches. L'avenir est dans la reconnaissance, l'acceptation et le respect du rôle de chacun.


Comme c'est un terrain encore mal défriché, je me suis donnée mon propre code d'éthique lorsque quelqu'un me demande des soins de Reiki à l'hôpital.


  •  D'abord, ne pas nuire! "Primum, non nocere". Cette expression attribuée à Hippocrate explique qu'en médecine, la première obligation est de ne pas nuire au patient. Nos intentions peuvent être bonnes mais il importe de toujours se poser la question avant de poser un geste ou de dire quoi que ce soit: quelles pourraient être les conséquences? Dans le doute, mieux vaut s'abstenir.
  • Le personnel soignant doit être au courant de ma présence et de ce que je fais. S'infiltrer dans les hôpitaux, travailler en cachette ne fait qu'augmenter la suspicion face à nos approches. S'annoncer, c'est affirmer que nous avons notre place, que nous avons confiance en notre travail, que nous ne faisons rien qui puisse nuire au patient. C'est rassurant pour le patient et ça lui évite tout malaise face à l'équipe soignante.
  • Le personnel soignant a toujours la priorité auprès du patient. À l'hôpital, nous sommes sur le terrain des médecins, des infirmières, des préposés. Ils ont un travail à faire et quand ils se présentent auprès du patient, nous arrêtons ce que nous faisons et nous sortons, pour reprendre par la suite. Un jour, alors que je travaillais comme massothérapeute pour Leucan, au Centre Mère Enfant, à Québec, un médecin s'est arrêté en entrant dans la chambre où je massais un enfant malade. Il a dit: "C'est de toi dont il a le plus besoin en ce moment, je reviendrai..." Puis il est sorti. Le respect attire le respect.
  • Le choix du traitement ne m'appartient pas. Prendre tel médicament ou non? Tenter une intervention chirurgicale risquée ou non? Continuer la chimiothérapie malgré les effets secondaires ou non? Le patient est souvent placé devant des choix terriblement difficiles. Il doit décider pour lui-même, tiraillé entre l'opinion des médecins, l'absence de certitude, ses peurs et les désirs de ses proches. Il n'a pas besoin de notre avis! Il a besoin de notre appui peu importe ses choix.
  • La guérison ne m'appartient pas. Près de 30 ans d'expérience en soins énergétiques m'ont appris à dire "Je ne sais pas". Je ne sais pas quels seront les bénéfices des soins que j'offre. Je ne sais pas s'ils contribueront à une guérison, à un soulagement ou à un mieux-être. Je me donne le défi par mes paroles, mon attitude, mes gestes, de ne jamais encourager les espoirs de guérison d'un patient et de ne jamais les décourager. Ça ne m'appartient pas. Ce qui m'appartient, c'est l'intégrité, l'attention et l'empathie avec laquelle je fais mon travail.
  • J'adapte mon travail à l'environnement. Doit-on rappeler que nous sommes dans un hôpital? Le patient est possiblement branché à des appareils et à des solutés. Il a difficilement trouvé une position confortable dans le lit. L'espace est restreint. Ce n'est pas l'endroit pour tenter de faire une séance de Reiki avec toutes les positions habituelles. C'est le moment de se souvenir que l'énergie connaît le chemin. Quand mon propre conjoint a été opéré pour un cancer, je lui ai donné des soins énergétiques tous les jours. Je n'ai jamais fait autre chose que de lui tenir la main.
  • Je ne transmets pas au patient tout ce que je perçois intuitivement. Si le Reiki a su se bâtir une telle crédibilité aux États-Unis, c'est en partie en raison de cette frontière: le travail se limite à la canalisation d'énergie sans messages divins, lecture d'aura ou autres approches New Age. Il faut aussi être conscient que l'information transmise pourrait contrevenir à la première règle "Ne pas nuire". Nos paroles pourraient nourrir de faux espoirs ou à l'inverse être source de découragement, elles pourraient modifier des décisions quant au plan de traitement, encourager quelqu'un à investir temps et énergie dans une voie sans issue pour lui.

 

Chacun de ces points pourraient être contestés ou nuancés. Il faudrait peut-être en ajouter. J'espère lancer une réflexion et vos commentaires sont les bienvenus.


Je suis par ailleurs convaincue que des soins énergétiques sont actuellement offerts  en milieu hospitalier au Québec, à petite échelle, à titre de projet pilote par exemple, à l'initiative de quelques personnes. Je vous invite à m'en faire part. J'aimerais partager cette information et qui sait, encourager de nouvelles initiatives dans d'autres milieux.

 

 

Les thérapies par l’énergie dans la lutte contre le cancer

08/11/2017

Les thérapies par l’énergie dans la lutte contre le cancer

 

Les thérapies énergétiques comme le Reiki ou le Healing Touch peuvent-elles guérir le cancer? Si on croit qu'une tumeur est un blocage énergétique, ne suffit-il pas de débloquer l'énergie pour que le cancer disparaisse? De nombreux livres ont été publiés faisant état de guérisons miraculeuses de cancers incurables. Ils ouvrent la porte sur des possibilités. Ils nous invitent à faire plus de recherche. Mais ils peuvent aussi créer de faux espoirs. Car pour chacune de ces guérisons inexpliquées, il y a tous les cas où la "recette" n'a pas fonctionné. Il peut alors en résulter un terrible sentiment d’échec ou une culpabilité de ne pas avoir su, de ne pas avoir pu guérir. Il importe donc de recadrer nos attentes et surtout de comprendre avec humilité qu’il reste de nombreuses zones de mystère dans le mécanisme de guérison.
Où en sommes-nous à ce jour? Voici ce que dit la Société canadienne du cancer à propos des thérapies par l'énergie (1):
«À l'heure actuelle, il n'y a aucune preuve que les thérapies par l'énergie peuvent traiter le cancer en lui-même. On y a surtout recours pour tenter de soulager les symptômes du cancer ou des effets secondaires du traitement comme l'anxiété, la fatigue, la douleur, les nausées ou les vomissements. Certaines études montrent que les personnes traitées sentent que la thérapie par l'énergie améliore leur qualité de vie. De nombreuses personnes affirment qu'elles se sentent très détendues, calmes et paisibles après une séance de thérapie par l'énergie.»
Système immunitaire
De plus en plus d'études scientifiques démontrent à quel point les approches énergétiques peuvent être un précieux allié dans les traitements contre le cancer. Un essai clinique réalisé en 2010 (2), auprès de femmes atteintes d'un cancer du col de l'utérus et recevant des traitements de chimiothérapie, radiothérapie et curiethérapie, a mesuré les effets du Healing Touch sur le système immunitaire. Les chercheurs ont noté une relative préservation des lymphocytes NK dans le groupe de patientes recevant des soins énergétiques. Les cellules NK sont des tueuses naturelles, elles font partie de la première ligne de défense de l'organisme. Chez les participantes qui ont reçu des soins de relaxation et celles du groupe témoin, les cellules NK ont décliné de façon significative.
Les trois groupes de femmes ont, par ailleurs, commencé leurs traitements dans un état de dépression clinique. Après les 6 semaines de traitement, celles qui ont reçu des soins énergétiques n'étaient plus dans les paramètres de la dépression clinique, contrairement à celles dans les deux autres groupes.
Une autre étude réalisée en 2003 (3) était arrivée à des résultats similaires mais, cette fois-ci, avec la thérapie du Qi-Gong. Des participants ont reçu des soins alors que pour les autres, il n'y avait qu'un contact physique sans connaissances ou compétences sur la façon de faire circuler l'énergie (le groupe placebo). Les chercheurs ont mesuré le nombre de cellules immunitaires avant et après chaque intervention et une autre fois, deux heures plus tard. Les cellules immunitaires ont augmenté de façon significative chez ceux qui ont reçu des soins de Qi-Gong, même deux heures plus tard, alors qu'il n'y a eu aucun changement dans le groupe placebo.
Ces résultats démontrent aussi que l'efficacité des thérapies énergétiques ne provient pas simplement du contact humain, comme certains le suggèrent parfois, mais bien de la volonté consciente de faire circuler l'énergie.
Un autre effet non négligeable des thérapies énergétiques est leur capacité à induire un état de relaxation (2), ce qui diminue la réponse du système neuroendocrinien face au stress. C'est important puisque les hormones du stress contribuent à la croissance des tumeurs, à l'angiogénèse (le processus à l'origine des métastases), et affaiblissent le système immunitaire.
Gestion de la douleur
Une revue d'essais cliniques publiée en 2008 (4) permet de conclure que les approches énergétiques peuvent aussi diminuer la douleur. Les chercheurs se sont penchés sur 24 études auxquelles 1153 personnes avaient participé. Ces études portaient sur le Healing Touch, le Toucher thérapeutique et le Reiki. Les meilleurs résultats dans la gestion de la douleur sont venus du Reiki et des praticiens plus expérimentés. Certaines études ont noté une diminution de la consommation d'analgésiques. L'effet placebo est à écarter pour expliquer ces résultats et on n'a observé aucun effet secondaire.
Toutes ces études présentent toutefois une faiblesse majeure d'un point de vue scientifique. Le manque de données, la faiblesse de l'échantillonnage ou des problèmes méthodologiques empêchent souvent d'arriver à des conclusions scientifiquement valides. Les chercheurs estiment toutefois que les résultats sont suffisamment prometteurs pour encourager la réalisation d'autres recherches à plus grande échelle.
Conclusion
Les approches énergétiques ont un potentiel réel d'aider les personnes atteintes de cancer. Elles méritent une place dans une médecine intégrative, où il y a un recours simultané à la médecine conventionnelle et aux approches complémentaires dans le suivi d'un patient. Elles sont non invasives, sécuritaires et n'ont aucune contre-indication Les résultats des recherches scientifiques, quoique limités, rapportent une diminution de la douleur, de la détresse et de la fatigue, ainsi qu'une amélioration de la qualité de vie, de l'humeur et de la santé mentale.
Les bénéfices des thérapies par l'énergie se mesurent à toutes les étapes de la maladie, au moment du diagnostic, durant les traitements ainsi que dans les phases palliatives et terminales. Il y a les effets mesurables et ceux, tout aussi importants, qui découlent de la relation entre le praticien et le patient. Il s'agit d'une relation attentionnée, qui vient du coeur et qui sort le cancer de son contexte médical pour l'aborder comme une expérience humaine globale: physique, affective et spirituelle.
Liliane Roy
Références
(2) Laura K. Hart, Mildred I.Freel, Pam J. Haylock, Susan K. Lutgendorf, The use of Healing Touch in Integrative Oncology, Clinical Journal of Oncology Nursing, Volume 15, Numéro 5, octobre 2011
(3) Karen O'Dell, The Efficacy of Energy Medicine, Energy Magazine, Nov/Dec 2017
(4) So PS, Jiang JY, Qin Y, Touch therapies for pain relief in adults, Cochrane Database of Systematic Reviews, 2008
Tous droits réservés Liliane Roy 2017

Osez l'intuition!

15/08/2017

Osez l'intuition!

Massothérapie, Reiki, réflexologie, psychothérapie, le défi est le même: une personne unique, avec un vécu unique, une personnalité unique vient nous consulter pour se sentir mieux. Nous avons des centaines d'heures de formation pour bien intervenir. Notre approche est bien encadrée dans la technique utilisée, la durée, la communication. C'est important qu'il en soit ainsi pour éviter toutes sortes de dérives. Le cadre finit malheureusement par délimiter notre zone de confort. Plus nous devenons "experts" dans notre propre cadre, plus il est difficile d'en sortir, si une situation le demande.

 

Sortir du cadre est tout à fait contre-indiqué s'il s'agit de poser des gestes qui vont à l'encontre de la légalité ou de l'éthique. Je parle, en fait, de sortir de sa zone de confort pour explorer tout ce que nous pouvons offrir dans le respect des limites de notre profession, et dans l'écoute de la personne à qui nous offrons des soins. La clef de cette écoute réside dans l'intuition.

 

J'ai rapidement pris l'habitude de travailler intuitivement que ce soit pour des soins énergétiques ou en massothérapie. D'une personne à l'autre, d'une séance à l'autre, jamais je ne reproduirai la même séquence. Rappelons-nous que chaque personne est unique et nous consulte dans un moment unique de sa vie. Elle a tantôt besoin d'être énergisée, tantôt besoin d'être réconfortée, tantôt besoin d'être encouragée, tantôt besoin d'être soulagée. Elle n'arrive peut-être pas à bien cerner et exprimer son besoin. Mais son corps "parle". Et c'est grâce à mes mains que je lui réponds.

 

Abstrait, dites-vous? Si vous êtes massothérapeute, avez-vous déjà ressenti en massant une partie du corps, comme les jambes par exemple, que vous pourriez passer 15 minutes à les masser et que ce ne serait pas encore suffisant? À l'inverse, vous passez rapidement dans le bas du dos, comme si vous y "perdiez votre temps". Vous êtes à l'écoute de votre intuition sans vous en rendre compte. L'idée ensuite est de moduler votre massage en fonction de ce que vous ressentez. Même si vous avez une technique avec une séquence préétablie, rien ne vous empêche de l'adapter. Vous le faites déjà si, par exemple, votre client vous mentionne avoir de douloureuses tensions dans le dos. Pourquoi ne pas agir de même en fonction de ce que vous ressentez???

 

Je suis convaincue de l'importance d'écouter son intuition depuis longtemps mais j'ai récemment eu une expérience qui m'a complètement renversée. J'accompagnais, en énergie, un proche qui s'est cassé la clavicule. Je lui donnais des soins énergétiques presque quotidiennement. Je travaillais toujours dans la région autour de la blessure et il en retirait un certain soulagement. Un jour, j'ai senti en moi le besoin d'aller travailler à ses pieds. J'ai d'abord résisté. "Ben voyons!!! C'est la clavicule qui est cassée!" Mais l'idée de travailler aux pieds m'a envahi l'esprit jusqu'à ce que je me décide à le faire. La canalisation d'énergie est alors devenue très intense. Je me suis mise à avoir des images qui expliquaient le pourquoi de l'accident, l'état d'esprit qui l'a précédé. J'avais l'impression de travailler dans les causes profondes de ce qui  était arrivé. Mon ami s'est endormi et dans ses rêves, il était question de nettoyage de tuyaux dans un sous-sol...un rêve qui traduisait totalement ce que j'avais l'impression d'être en train de faire. À la fin de la séance, mon ami s'est relevé, totalement incrédule: "Je n'ai plus de douleur!" Il bougeait son bras en disant que c'est comme s'il n'y avait jamais eu de fracture. Sa guérison, par la suite, a  été très rapide.

 

Il m'est arrivé à plusieurs reprises de vivre de ces moments où la vie vient me rappeler de façon presque théâtrale que je dois me faire confiance! Que je dois faire confiance à mon intuition! Écouter sa voix intérieure n'est pas toujours facile. Les doutes finissent rapidement par  brouiller la communication. C'est une relation à apprivoiser et donnez-vous du temps pour le faire. Lorsque vous recevrez vos prochains clients, n'essayez pas de tout réinventer en faisant l'effort d'obéir à chaque élan en vous. Commencez par porter attention à ces moments où vous sentez qu'il faudrait en donner un peu plus ici, un peu moins là. Ensuite vous pourrez agir à un moment où vous sentirez que la voix, en vous, est particulièrement forte.

 

Le geste à poser, la façon de s'adapter requiert souvent bien peu pour faire une grande différence. Pour un massothérapeute, ce peut être de ralentir, d'augmenter la pression, de rester plus longtemps à un endroit, de suivre la respiration du client. Rapidement, vous sentirez que votre massage est en symbiose avec le vécu du receveur. Vous serez sortis de votre zone de confort, celle des automatismes et des gestes répétés dans un séquence prédéterminée pour entrer dans une danse qui donne un nouveau sens, une nouvelle profondeur à votre travail.

 

Liliane Roy

 

Tous droits réservés Liliane Roy 2017

L'éveil des nouveaux chakras

19/06/2017

L'éveil des nouveaux chakras

 

Notre formidable évolution spirituelle des dernières décennies et l'avènement de la nouvelle conscience nous ont transportés dans une réalité porteuse d'un potentiel illimité. Il est devenu courant et facilement accessible de sentir l'énergie ou de communiquer avec ses guides spirituels. Nous partageons une soif de réaliser notre plein potentiel, de mener une vie qui a un sens et qui est à l'image de qui nous sommes au plus profond de notre être.
Cette nouvelle énergie est la cause et la conséquence de cette évolution. Elle nourrit notre éveil et notre éveil la nourrit. Sur le plan énergétique, cette croissance se traduit par de profonds changements. Nous avons maintenant accès à de nouveaux chakras. En fait, ils n'ont rien de nouveau! Ils étaient dormants, en attente...
Ils sont situés sur une couche énergétique plus profonde que les chakras traditionnels et l'aura. Ils contiennent notre potentiel de divinité, notre énergie d'incarnation, notre pouvoir à manifester qui nous sommes et à réaliser notre mission. Travailler sur ces chakras permet aussi de nous libérer de blocages, de fausses croyances, de liens toxiques à un niveau plus profond, plus près de la source.
La croissance spirituelle est une invitation à regarder vers le haut, à transcender les limites du monde physique, à élever nos vibrations, à incarner l'harmonie, la paix et la sérénité, à toucher à notre divinité. C'est donc une énergie ascendante. Pour la prochaine étape, il est toutefois fondamental de découvrir et d'apprivoiser l'autre partie essentielle de notre corps énergétique, soit le courant descendant. Il s'agit du courant de la manifestation. L'objectif est de donner vie à notre divinité dans le monde physique.
La quête spirituelle (mouvement ascendant) demeure essentielle mais elle plafonne sans cette capacité à s'incarner dans la matière (mouvement descendant). C'est une roue qui tourne. Notre capacité à croître spirituellement dépend maintenant de notre capacité à rester bien ancrer. Si des chakras sont en éveil pour nous propulser plus loin que jamais dans l'exploitation de nos capacités psychiques, d'autres le sont aussi pour nous permettre de maîtriser l'art de la manifestation, c'est-à-dire la matérialisation de notre divinité.
Personne ne pourra changer le monde en le fuyant. C'est en manifestant notre divinité au quotidien dans toutes nos sphères d'activité que nous pourrons faire une différence. Il s'agit de la prochaine étape. Les "nouveaux" chakras nous invitent à franchir cette étape. Notre résistance à ce changement, à une incarnation véritable et à la réalisation de notre mission sont la cause de bien de nos malaises. Dire oui à qui nous sommes est profondément libérateur et rempli de promesses d'accomplissements!
Tous droits réservés Liliane Roy 2017

Travailler en énergie...un don?

02/03/2016

Travailler en énergie...un don?

La question revient systématiquement, dès qu'on parle de mon travail, en famille ou entre amis. L'opinion des autres va généralement dans le sens du don, du talent inné, sous entendu "on l'a ou on l'a pas". Chez certains, on ira jusqu'à parler d'un cadeau divin faisant des personnes comme moi, des "élues".

 

Je suis profondément en désaccord...voici pourquoi! Avez-vous déjà dit à quelqu'un: "Je t'envoie des ondes positives!", "Je vais prier pour toi"? Alors vous avez déjà travaillé en énergie. Vous avez utilisé votre intention pour orienter l'énergie. Vos paroles vont bien au-delà des mots de gentillesse et ont un impact réel.

 

Il faut d'abord savoir que l'énergie réagit instantanément à la pensée. Les étudiants dans mon cours Énergie et intuition expérimentent à quel point le champ énergétique d'une personne change en modifiant ses pensées. Les recherches de Masaru Emoto démontrent l'effet de la pensée sur la formation des cristaux d'eau. Messages positifs: les formes sont brillantes, complexes et bien formées. Messages négatifs: les formes sont floues, incomplètes, asymétriques. 

 

Que vous soyez conscients ou non de ce qui se passe, vos pensées modulent votre énergie, chaque instant de votre existence. Travailler l'énergie est donc aussi naturel que de respirer. Respirer a toujours été un geste automatique. Aujourd'hui, nous prenons conscience de son importance, du potentiel associé aux exercices pour la contrôler, que ce soit pour la détente, la concentration, pour lutter contre l'anxiété ou l'insomnie. Pour l'énergie, c'est exactement la même chose. On peut apprendre à la sentir et à l'utiliser. C'est une question de conscience, un processus, un apprentissage. Il faut le vouloir, tout simplement.

 

Tout le monde peut apprendre à jouer du piano. Tous n'ont toutefois pas les aptitudes ou l'intérêt pour devenir un grand pianiste. Je crois qu'il en va de même avec le travail énergétique. Tous ne deviendront pas des thérapeutes en énergie. Mais tous peuvent apprendre des rudiments de base suffisants pour faire une grande différence dans leur vie!

 

Liliane Roy

 

Tous droits réservés Liliane Roy 2017

Massothérapie et croissance personnelle

10/02/2016

Massothérapie et croissance personnelle

La massothérapie est un outil de choix pour soulager les tensions musculaires ou pour se libérer du stress. Pourquoi ne pas l'adopter également comme outil de transformation et de croissance personnelle? Elle complémente merveilleusement bien la méditation, le tai chi, les diverses formes de psychothérapies choisies pour guider notre vie sur un chemin d'harmonie, d'amour et d'abondance.

 

Lorsqu'il fait noir, dans une pièce, il suffit de toucher à un interrupteur pour éclairer la pièce. Il en va ainsi avec notre transformation. Nous travaillons souvent très fort à tenter de chasser la noirceur, éliminer le déséquilibre, soulager la douleur...alors qu'il suffirait peut-être de faire entrer la lumière, construire sur ce qui va bien en nous, le renforcer, lui donner des ailes.

 

Les blocages ressentis dans notre corps et dans notre vie ne font qu'un.

Les douleurs émotives, les fausses croyances, les traumatismes du passé laissent des marques dans notre corps. La massothérapie propose de libérer le corps physique de ses tensions, ce qui a un impact immédiat sur les corps mental et émotif. Le bien être et le soulagement ressentis touchent l'entièreté de notre être.

 

L'effet peut être passager ou durable si on choisit de l'inclure dans un processus conscient de changement. Que disent mes tensions? Mais surtout, quelles sont les possibilités qui s'ouvrent à moi lorsque je m'en libère? Je me sens tout à coup la force d'entreprendre une formation pour laquelle je ne me jugeais pas apte. Je vois très clairement que telle ou telle personne n'a plus sa place dans ma vie. Je jette un regard nouveau sur mon emploi et je découvre comment réduire mon stress. Je choisis de ME faire de la place dans MA vie.

 

Ce changement s'opère mieux en toute conscience...la conscience du receveur...mais aussi celle du thérapeute. Le toucher prend tout son sens dans l'intention. Caresser la main de l'autre peut-être un geste amical, amoureux, réconfortant, thérapeutique ou sexuel. Tout dépend de l'intention. Le même geste change de signification selon qu'on caresse la main d'un enfant qu'on berce, d'un parent mourant, du conjoint le jour d'un anniversaire de mariage.

 

Le thérapeute peut donc faire toute la différence dans son approche du massage comme outil de croissance personnelle. Il sera conscient de travailler au-delà des muscles pour toucher l'autre dans toutes ses dimensions. De multiples techniques comme le Reiki, la réflexologie ou la polarité peuvent être incorporées dans le massage pour mieux accéder au corps énergétique. 

 

Liliane Roy

 

Tous droits réservés Liliane Roy 2016