Soins énergétiques Liliane Roy

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Le Reiki à l'hôpital

 

 

«En quelques décennies, les scientifiques sont passés de la conviction qu'il n'existe aucun champ énergétique autour du corps humain, à la conviction absolue de son existence.»

                                            Dr James Oschman, 2015

 

Que de chemin parcouru! Les approches énergétiques longtemps associées à l'ésotérisme se retrouvent aujourd'hui à la nouvelle frontière des avancées scientifiques. Et ce progrès est particulièrement notable dans les hôpitaux aux États-Unis. En 2007, 15% des hôpitaux (plus de 800) y offraient du Reiki dans leurs services réguliers.


Cet intérêt pour le Reiki s'explique de plusieurs façons. Il y a d'abord l'aspect thérapeutique: de nombreux médecins et infirmières sont suffisamment convaincus de ses bienfaits pour avoir reçu une formation en Reiki et en offrir eux-mêmes à leurs patients.  Lire la suite

Le Reiki à l'hôpital

04 janvier 2018

Le Reiki à l'hôpital

«En quelques décennies, les scientifiques sont passés de la conviction qu'il n'existe aucun champ énergétique autour du corps humain, à la conviction absolue de son existence.»

                                            Dr James Oschman, 2015

 

Que de chemin parcouru! Les approches énergétiques longtemps associées à l'ésotérisme se retrouvent aujourd'hui à la nouvelle frontière des avancées scientifiques. Et ce progrès est particulièrement notable dans les hôpitaux aux États-Unis. En 2007, 15% des hôpitaux (plus de 800) y offraient du Reiki dans leurs services réguliers.


Cet intérêt pour le Reiki s'explique de plusieurs façons. Il y a d'abord l'aspect thérapeutique: de nombreux médecins et infirmières sont suffisamment convaincus de ses bienfaits pour avoir reçu une formation en Reiki et en offrir eux-mêmes à leurs patients.


Les hôpitaux sont par ailleurs face au défi de toujours faire mieux pour leurs patients dans un contexte de restrictions budgétaires. Le Reiki permet d'offrir une aide aux patients sans devoir investir un sou, sinon pour l'aménagement d'une salle, dans certains hôpitaux. Les soins offerts le sont souvent sur une base bénévole ou financés par des fondations.


Et enfin, le monde médical reconnaît qu'une grande partie de la clientèle se tourne de toute façon vers les médecines douces. Une étude qui remonte à 2007 révèle que l'année précédente, aux États-Unis, 1,2 million d'adultes et 161,000 enfants avaient reçus des soins énergétiques comme le Reiki. Offrir ces services en milieu hospitalier permet d'avoir un certain contrôle et d'éviter que les patients se retrouvent entre les mains de personnes mal outillées ou de charlatans qui pourraient faire plus de tort que de bien.


L'expérience américaine


Le Reiki a d'abord et surtout fait son nid dans les soins aux personnes atteintes de cancer. Les trois hôpitaux américains les plus réputés en oncologie offrent du Reiki à leurs patients.


  • MD Anderson Cancer Center au Texas
  • Memorial Sloan Kettering Cancer Center, New-York
  • Mayo Clinic, Minnesota

 

 

Le Reiki est aussi un service offert dans de nombreux départements de chirurgie. Au Portsmouth Regional Hospital, au New Hampshire, la directrice-adjointe des services de chirurgie, une infirmière qui est aussi maître Reiki a eu l'appui de ses patrons, en 1997, pour introduire le Reiki dans l'offre de services aux patients. Elle a formé une vingtaine de ses collègues pour offrir du Reiki aux patients qui le désiraient, lors de leur admission, le matin de l'intervention, puis une autre session de 15 à 20 minutes avant d'entrer dans la salle d'opération et parfois même durant l'intervention. En 2008, 8000 sessions de Reiki avaient été données et d'autres départements de l'hôpital ont demandé à tenter l'expérience.


Au California Pacific Medical Center, ce sont des médecins qui ont ouvert la voie au Reiki, un pédiatre et un spécialiste en médecine interne. Au Michigan, le docteur Nancy Eos a incorporé le Reiki dans ses procédures normales à l'urgence. Dans son livre Reiki and Medicine, elle raconte comment le Reiki l'appuie dans le traitement de traumatismes, de crises cardiaques, de problèmes respiratoires, etc. Au Foote hospital où elle travaille, au moins 5 autres médecins font du Reiki ainsi que plusieurs infirmières.

Ce ne sont là que quelques exemples.

 

Sur le site www.centerforreikiresearch.org, on trouve la description des programmes de Reiki mis sur pied dans plus de 76 hôpitaux américains.

 

En Europe


Le Reiki est également offert dans de nombreux hôpitaux en Europe. En Espagne, par exemple, des bénévoles offrent du Reiki au département d'oncologie à l'hôpital Clinic ainsi qu'à la maternité et en pédiatrie à l'hôpital Vall d'Hebron.


Au Portugal, l'hôpital Sao Joao a ouvert la voie en offrant du Reiki et en effectuant une vaste étude sur l'efficacité du Reiki pour améliorer le bien-être des patients. Les résultats positifs ont fait l'objet d'un reportage télévisé. À l'hôpital Cova Da Beira, le Reiki est tellement populaire auprès des patients qu'il y a une liste d'attente d'environ trois mois.


En Grande-Bretagne, une fondation a été mise sur pied par une spécialiste des soins énergétiques dont le fils est mort de leucémie, The Sam Buxton Sunflower Healing Trust. L'argent qu'elle récolte permet de créer des postes rémunérés dans les hôpitaux, pour des praticiens en soins énergétiques. En Grande- Bretagne, les approches énergétiques ont obtenu une reconnaissance officielle du gouvernement au même titre que l'aromathérapie, la réflexologie et la massothérapie. Une formation a été mise sur pied pour les énergéticiens qui souhaitent travailler un milieu hospitalier.


Au Québec


Au Canada, on répertorie quelques initiatives pour intégrer le Reiki dans les hôpitaux, surtout dans les provinces de l'ouest et en Ontario. Mais au Québec, tout le travail reste à faire. Un article publié dans La Presse en 2012, donne le ton. Il était intitulé: "La magie des gourous à l'hôpital". Première phrase du texte: «Il nous arrive de devoir chasser des personnes des chambres d'hôpital, parce qu'elles essaient d'endoctriner les malades». S'en suit une longue liste de cas de médecins semoncés pour leur travail dans un centre de désintoxication lié à l'Église de scientologie, d'un médecin et d'une infirmière qui dissuadaient les cancéreux de tenter la chimiothérapie, d'une infirmière radiée qui reçoit des enseignements par canalisation, le tout couronné d'une évaluation psychologique des "guérisseurs": idéalistes ou narcissiques? «la soif de pouvoir peut être en cause (...) Il y a des gens qui ont eu envie de soigner parce qu'ils aiment contrôler les autres». Bref, on comprend que le Reiki est ici perçu comme une pseudo-science associée aux sectes, à l'endoctrinement et aux gourous.


C'est la massothérapie qui est en pleine progression en ce moment dans les hôpitaux au Québec. La porte a été ouverte par un programme de Leucan pour masser les enfants atteints de cancer et leur famille.  Des services de massothérapie pour les adultes sont maintenant offerts en oncologie, dans certains hôpitaux québécois, grâce à la Fondation québécoise du cancer. Les massothérapeutes doivent avoir fait une spécialisation pour offrir ces soins. J'ai personnellement complété cette formation mais il n'était pas question d'intégrer les soins énergétiques dans mon travail. On m'a expliqué que des thérapeutes, les yeux fermés, qui passent leurs mains au dessus d'un patient, ça ne passe pas vraiment en milieu hospitalier.


Vers une médecine intégrative


Je crois fermement que l'avenir est du côté de la médecine intégrative. Sur ce terrain, le corps médical et les praticiens de diverses approches de médecines douces travaillent ensemble pour le mieux être du patient. En ce moment, on assiste trop souvent à une guerre de tranchée, à un dialogue de sourd entre deux camps convaincus que l'autre est dans l'erreur. Le grand perdant est alors le patient. Il se sent coupable d'admettre à son naturopathe qu'il a commencé à prendre les médicaments prescrits par le médecin. Il cache au médecin le fait qu'il reçoit des soins énergétiques.


Nous sommes nombreux, en médecine douce, à souhaiter voir le jour où notre travail sera enfin reconnu par l'establishment médical, sans réaliser que, sur ce chemin, nous avons une grande part de responsabilité pour bâtir notre crédibilité. Plusieurs d'entre nous avancent en dénigrant les médecins et les compagnies pharmaceutiques et espèrent, en retour, être acceptés dans l'intégralité de leurs croyances et de leurs approches. L'avenir est dans la reconnaissance, l'acceptation et le respect du rôle de chacun.


Comme c'est un terrain encore mal défriché, je me suis donnée mon propre code d'éthique lorsque quelqu'un me demande des soins de Reiki à l'hôpital.


  •  D'abord, ne pas nuire! "Primum, non nocere". Cette expression attribuée à Hippocrate explique qu'en médecine, la première obligation est de ne pas nuire au patient. Nos intentions peuvent être bonnes mais il importe de toujours se poser la question avant de poser un geste ou de dire quoi que ce soit: quelles pourraient être les conséquences? Dans le doute, mieux vaut s'abstenir.
  • Le personnel soignant doit être au courant de ma présence et de ce que je fais. S'infiltrer dans les hôpitaux, travailler en cachette ne fait qu'augmenter la suspicion face à nos approches. S'annoncer, c'est affirmer que nous avons notre place, que nous avons confiance en notre travail, que nous ne faisons rien qui puisse nuire au patient. C'est rassurant pour le patient et ça lui évite tout malaise face à l'équipe soignante.
  • Le personnel soignant a toujours la priorité auprès du patient. À l'hôpital, nous sommes sur le terrain des médecins, des infirmières, des préposés. Ils ont un travail à faire et quand ils se présentent auprès du patient, nous arrêtons ce que nous faisons et nous sortons, pour reprendre par la suite. Un jour, alors que je travaillais comme massothérapeute pour Leucan, au Centre Mère Enfant, à Québec, un médecin s'est arrêté en entrant dans la chambre où je massais un enfant malade. Il a dit: "C'est de toi dont il a le plus besoin en ce moment, je reviendrai..." Puis il est sorti. Le respect attire le respect.
  • Le choix du traitement ne m'appartient pas. Prendre tel médicament ou non? Tenter une intervention chirurgicale risquée ou non? Continuer la chimiothérapie malgré les effets secondaires ou non? Le patient est souvent placé devant des choix terriblement difficiles. Il doit décider pour lui-même, tiraillé entre l'opinion des médecins, l'absence de certitude, ses peurs et les désirs de ses proches. Il n'a pas besoin de notre avis! Il a besoin de notre appui peu importe ses choix.
  • La guérison ne m'appartient pas. Près de 30 ans d'expérience en soins énergétiques m'ont appris à dire "Je ne sais pas". Je ne sais pas quels seront les bénéfices des soins que j'offre. Je ne sais pas s'ils contribueront à une guérison, à un soulagement ou à un mieux-être. Je me donne le défi par mes paroles, mon attitude, mes gestes, de ne jamais encourager les espoirs de guérison d'un patient et de ne jamais les décourager. Ça ne m'appartient pas. Ce qui m'appartient, c'est l'intégrité, l'attention et l'empathie avec laquelle je fais mon travail.
  • J'adapte mon travail à l'environnement. Doit-on rappeler que nous sommes dans un hôpital? Le patient est possiblement branché à des appareils et à des solutés. Il a difficilement trouvé une position confortable dans le lit. L'espace est restreint. Ce n'est pas l'endroit pour tenter de faire une séance de Reiki avec toutes les positions habituelles. C'est le moment de se souvenir que l'énergie connaît le chemin. Quand mon propre conjoint a été opéré pour un cancer, je lui ai donné des soins énergétiques tous les jours. Je n'ai jamais fait autre chose que de lui tenir la main.
  • Je ne transmets pas au patient tout ce que je perçois intuitivement. Si le Reiki a su se bâtir une telle crédibilité aux États-Unis, c'est en partie en raison de cette frontière: le travail se limite à la canalisation d'énergie sans messages divins, lecture d'aura ou autres approches New Age. Il faut aussi être conscient que l'information transmise pourrait contrevenir à la première règle "Ne pas nuire". Nos paroles pourraient nourrir de faux espoirs ou à l'inverse être source de découragement, elles pourraient modifier des décisions quant au plan de traitement, encourager quelqu'un à investir temps et énergie dans une voie sans issue pour lui.

 

Chacun de ces points pourraient être contestés ou nuancés. Il faudrait peut-être en ajouter. J'espère lancer une réflexion et vos commentaires sont les bienvenus.


Je suis par ailleurs convaincue que des soins énergétiques sont actuellement offerts  en milieu hospitalier au Québec, à petite échelle, à titre de projet pilote par exemple, à l'initiative de quelques personnes. Je vous invite à m'en faire part. J'aimerais partager cette information et qui sait, encourager de nouvelles initiatives dans d'autres milieux.

 

 

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