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Croissance

Maux de dos chroniques: un regard neuf

13 novembre 2018

Maux de dos chroniques: un regard neuf

Hernie discale, arthrose, lombalgie, les problèmes de dos ont des causes multiples mais ils ont tous une chose en commun: la douleur. La douleur difficile à traiter. La douleur qu'on gère plus ou moins bien. La douleur qu'on soulage, mais pour combien de temps? Et s'il y avait une autre avenue? Pour jeter un regard neuf sur les maux de dos, et sur les douleurs chroniques en général, je présente ici un résumé d'une présentation web du Dr Ronald Siegel, coauteur du livre Back sense: a revolutionary approach to halting the cycle of chronic back pain. Psychologue, il enseigne à l'école de médecine de Harvard depuis plus de 35 ans.

Pour le docteur Siegel, tout a commencé il y a 30 ans, lorsqu'il s'est lui-même retrouvé cloué au lit en raison d'une hernie discale. L'immobilité était prescrite à l'époque, en espérant une guérison, sinon c'était l'opération, avec des résultats pour le moins incertains. Juste avant d'être opéré, il a fait une rencontre déterminante. Il a tenté une approche qui l'a remis sur pied et convaincu de l'importance des facteurs psychologiques dans la douleur chronique. Pas seulement pour les maux de dos mais pour l'ensemble des douleurs chroniques.

 

Il n'est pas question, par contre, de nier les problèmes physiques. L'hernie discale est bien réelle. La douleur est réelle! L'idée est de regarder les aspects psychologiques, le stress qui peut contribuer à l'augmentation de la douleur et qui peut, parfois, en être la cause. Le regard se détourne alors des structures osseuses pour regarder du côté des muscles. Des muscles tendus peuvent être douloureux, ils peuvent appuyer sur des nerfs. Une tension chronique des muscles du dos peut créer toutes sortes de symptômes jusque dans les jambes et les pieds.

 

Cette compréhension change la façon d'aborder le problème. Plutôt que de se demander comment résoudre le problème identifié sur une radiographie, le défi devient d'identifier l'état psychologique qui nourrit le problème. Le Dr Siegel note que les gens qui souffrent de douleur chronique rapporte souvent une fluctuation dans les symptômes. Ils empirent, ils s'améliorent. Le facteur stress est souvent déterminant. Et lorsqu'un stress empire les symptômes, la douleur provoque une montée de stress qui, à son tour, augmente la douleur. C'est un cercle vicieux dont il faut se sortir.

 

Au-delà de l'imagerie médicale

 

Nous avons le privilège d'avoir accès à l'imagerie médicale pour identifier la source d'un problème, d'une douleur. Dans le cas du dos, elle permettra de percevoir une anormalité dans la colonne vertébrale. Cette anormalité sera identifiée comme la source de la douleur. C'est l'approche habituelle.  Mais si on allait voir la colonne vertébrale de tous ceux qui ne souffrent pas de maux de dos? Études après études, on a pu constaté que ces anormalités sont présentes aussi chez les gens "sans douleur".

 

Dans une de ces études, les chercheurs ont choisi 99 participants qui n'avaient jamais eu mal au dos pour plus de 48 heures de suite. Ils sont rares...ils représentent environ 20% de la population. Les chercheurs ont trouvé que les deux tiers de ces participants avaient des disques bombés ou des hernies discales. Plus du tiers avait au moins deux disques affectés. Le docteur Siegel conclut que les anormalités identifiées comme la cause de la douleur ne sont peut-être pas des anormalités, après tout, seulement des modifications courantes et normales.  Il y a ensuite ces millions de personnes qui souffrent de maux de dos chez qui on ne trouve aucune anormalité. Il y a ceux qui ont été opérés, tout a été remis en place d'un point de vue structurel, mais la douleur persiste. Que dire enfin de cette époque, avant l'imagerie médicale, où on effectuait des chirurgies exploratoires? Souvent les chirurgiens ne trouvaient rien d'anormal. Pourtant, cette chirurgie exploratoire soignait environ la moitié de ces personnes souffrant de maux de dos chroniques, qui ne présentaient aucune anormalité.

 

Tout cela démontre, selon le docteur Siegel, que les anormalités dans la colonne vertébrale et la douleur, ne sont pas nécessairement liées dans une relation de cause à effet. Et c'est ici qu'il suggère la piste psychophysiologique, après une soigneuse investigation pour s'assurer qu'il n'y a pas de problème de santé derrière la douleur. Dans le cas de dommages physiques, la douleur sera persistante. Une douleur qui va et qui vient selon des cycles de quelques jours, semaines ou mois, est un indice certain, selon Ronald Siegel, qu'on est face à un désordre psychophysiologique. Quel est l'état d'esprit, l'attitude, le stress qui contribue à maintenir cette douleur?

 

Quoi faire?

 

La première étape selon le docteur Siegel est de transformer nos croyances au sujet du problème. Si je suis convaincue d'avoir un problème vertébral, je suis convaincue de la faiblesse de ma colonne. Je sors pour pelleter et je me convaincs que j'en ai trop fait, que je vais le payer. La moindre douleur alimente un stress: "je savais que je n'aurais pas dû". Et me voilà à nouveau dans le cercle vicieux. J'avance dans la vie convaincue que je dois faire attention à mon dos. Je vais restreindre mes activités, abandonnant parfois ce qui me plaisait et m'aidait justement à me détendre. Avec le temps, il y a perte de force, de flexibilité et d'endurance ce qui rend les muscles encore plus vulnérables. Pour éviter le cercle vicieux illustré ci-haut, il est important, tout d'abord, d'en prendre conscience. Une mauvaise nouvelle = tension = douleur = colère face au retour de la douleur = plus de douleur. Ensuite on peut agir pour briser le cycle: confronter ses peurs, ses émotions, ses croyances et...rester actif! Le docteur Siegel résume le processus en trois étapes:   

 

  1. Une évaluation médicale pour s'assurer qu'il n'y a pas un problème nécessitant un traitement.
  2. Le changement de perspective pour modifier notre comportement face au problème.
  3. Retour à la vie normale

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3.  Cette dernière étape est celle où on abandonne graduellement les restrictions. Ce peut être angoissant. Le docteur Siegel recommande des pratiques comme la pleine conscience qui permet d'observer et de laisser aller les sensations négatives plutôt que de les retenir. Accepter les douleurs est une première étape. Travailler avec ces douleurs est un premier pas vers la libération. Il note que presque tout le monde expérimentera une augmentation des inconforts au départ. Recommencer à bouger comme on ne l'a pas fait depuis longtemps cause de la douleur.

 

Est-ce efficace pour tous?

 

Ronald Siegel note que la plupart des gens qui cheminent sur cette route  vont se sortir de la douleur. Pour ceux qui n'y arriveront pas, il y a souvent une résistance, une incapacité à changer leur façon de penser. Ces personnes sont convaincues que le corps est une machine et que leur problème est structurel. Ils excluent la possibilité que leur esprit puisse avoir un rôle à jouer dans la cause du problème, donc dans la solution.

 

Un autre groupe où le psychologue a noté une difficulté à se sortir de la douleur chronique, est celui des personnes qui ont eu une enfance particulièrement difficile (violence physique, agression sexuelle, drogue, alcool). Lorsqu'il y a addition de graves traumatismes, il est plus difficile de faire confiance à la vie, de croire qu'on est en sécurité et que tout peut aller pour le mieux.

 

Quand le corps a des problèmes de fonctionnement, on peut réagir de deux façons:

 

  1. Ce n'est rien. Je vais être correcte.
  2. Oh mon Dieu, qu'est-ce que j'ai? C'est sûrement grave.

 

Ceux qui ont connu une enfance difficile seront souvent dans la deuxième catégorie, ce qui est un obstacle de plus à surmonter pour se libérer du cycle de la douleur.

 

Un pas à la fois

 

Ronald Siegel raconte l'histoire de deux de ses patients qui ont été handicapés par la douleur durant une quarantaine d'années. Tous les deux ont entrepris de comprendre et de changer leur comportement face à la douleur, ils ont confronté leurs peurs et leurs émotions à ce sujet pour finalement recommencer à jouer au tennis. L'un était dans la soixantaine, l'autre était septuagénaire.

 

Les résultats sont parfois remarquables mais je serais personnellement tentée de recommander la patience et la prudence. Ce dont il parle est un processus. Il y a des prises de conscience, une acceptation, une adaptation, une transformation. Les comportements, les peurs, les tensions sont là depuis parfois très longtemps. Pourquoi ne pas se donner le temps de découvrir ce que le corps a à nous dire. Comment les tensions augmentent-elles la douleur? Comment la détente, la méditation, le massage, les soins énergétiques arrivent-ils à la soulager? Quelles sont les attitudes, les émotions dominantes dans ma vie? La colère? La peur? Divers processus de cheminement psychologique peuvent nous accompagner sur cette route. Pour ma part, mon outil préféré est la technique de libération émotionnelle EFT qui utilise les méridiens pour se libérer de charges émotives.

 

Notre corps a une histoire unique et notre chemin de libération est tout aussi unique. C'est à chacun d'entre nous de choisir notre cheminement et les approches à privilégier. Il faut se faire confiance, dans notre capacité à redécouvrir notre corps et son langage, dans nos choix d'approches thérapeutiques, dans le pouvoir que nous avons de modifier nos modes de pensée et notre relation à la douleur pour éventuellement s'en libérer. Bonne route!

 

 

 

 

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